Les Routes de l’Indécision: Voyager à Travers le Québec en Suivant les Caprices du Cœur

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Le klaxon d’un camion de transport a percé le silence matinal. J’étais à mi-chemin entre une cabane de pêche et une route de forêt, les yeux encore lourds de sommeil, avec une tasse de café fumante qui sentait le moka de ma voisine de camping. C’t’à dire que je n’avais pas de plan, juste une idée vague de suivre la direction où le vent soufflait le plus fort. C’était un caprice du cœur, comme celui-là, qui m’a ramenée sur les routes de l’indécision.

La Route de l’Hésitation

À la sortie de Baie-Saint-Paul, j’ai fait une pause au bord de l’eau, la même où Camille et moi, on s’installait avec des couvertures pour écouter des chansons de Cœur de Pirate. Les vagues frappaient les rochers en répétant un rythme que je connaissais depuis l’adolescence, mais ça sentait le changement. Le ciel était d’un bleu agressif, presque dérangeant, comme si la nature elle-même me poussait à faire un choix. J’ai ouvert mon sac, sorti une carte tracée à la va-vite et, sur un coup de tête, j’ai effacé la route vers l’est pour tracer un zigzag vers les Laurentides.

Le Caprice de l’Inattendu

C’était à Saint-Hippolyte, un village où les maisons ont des toits en bardeaux et des jardins envahis par les lys. J’ai croisé une amie québécoise, Marie-Annick, dans une pâtisserie. Elle m’a parlé d’un sentier caché dans les montagnes, là où les feuilles d’automne tombent en dansant comme des papillons. Je ne l’ai pas vérifié, bien sûr. J’ai juste suivi son geste du doigt, puis j’ai continué en direction de ce qui ressemblait à une écharpe de brume. Et puis, y’a eu le moment où je me suis arrêtée devant un hôtel de chambres à louer, pas par hasard, mais parce que le nom, La Nuit des Possibles, m’a rappelé la dernière lettre que Camille m’avait envoyée avant de s’installer en Acadie.

L’Indécision comme Guide

C’est sur la route 117, entre une vallée de sapins et une autre de chênes, que j’ai compris que l’indécision, c’est aussi un genre de courage. J’avais trois options : un sentier vers les chutes, un autre vers un lac peu connu, et un troisième vers une auberge de campagne qui ressemblait à un décor de film français. J’ai opté pour le lac. C’était un lac gelé à moitié, avec des motifs de glace qui ressemblaient à des ailes d’oiseaux. J’ai marché jusqu’à la rive, enlevant mes bottes pour sentir la texture de la neige sous mes pieds. C’était froid, mais ça brûlait aussi, comme un rappel que l’indécision, c’est parfois suivre le premier élan.

Le Caprice de la Lumière

La nuit à l’auberge, j’ai partagé une soupe aux lentilles et une conversation avec une autre voyageuse, Marie, qui avait l’air de sortir d’un roman québécois. Elle m’a parlé d’un projet de route en solo à travers le Saguenay, un truc qu’elle n’a jamais terminé à cause d’un chien maladif et d’un colocataire trop curieux. J’ai écouté en silence, avec une cuillère dans la main, et j’ai pensé à l’article Entre asphalte et cimes : Un road-trip qui défie les sens que j’avais lu récemment. Peut-être que c’était le genre de routes que je devais éviter. Peut-être que c’était aussi le genre de routes que je devais prendre.

Le Cœur comme Compas

Les caprices du cœur, ce n’est pas toujours une route droite. C’est souvent un sentier qui zigzague, qui se perd, qui se réveille avec le soleil et qui continue avec une étoile dans le dos. Sur la route de l’indécision, on n’a pas de carte, mais on a des souvenirs, des odeurs, et parfois, un café qui sent la liberté.

Alors, si toi aussi tu as envie de suivre le caprice du cœur, où irais-tu ?

Entre asphalte et cimes : Un road-trip qui défie les sens

— Victoria Hales, exploratrice et voyageuse — Point Horizon

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