Hier, en passant à la pharmacie, j’ai vu Roxanne acheter un sirop pour un rhume. 23$. Ce genre de dépense, on la justifie en disant « c’est pour la santé », mais ce n’est pas un cas isolé. Moi, j’ai appris à transformer ces 5$ de la semaine en fondations solides, comme un mur de brique construit pierre par pierre. Si vous pensez que budgéter c’est seulement tricher avec les cartes de crédit, vous vous trompez. Je ne suis pas conseiller, mais voilà ce que j’ai fait.
Le Problème: Les 5$ qui finissent dans le vide
Les Québécois aiment bien dire qu’on a toujours un « plan B »… jusqu’à ce que les plans B s’épuisent. Chez mes parents, M. Bergeron et Mme Bergeron , leur pension est estimée à 1 200$ par mois, mais les coûts d’une maison à Laval, les taxes foncières et l’assurance vie les obligent à compter chaque cent. Ils ont failli louper une mensualité de leur CELI, juste parce qu’ils avaient dépensé 10$ pour des cafélatte au dépanneur chaque matin.
C’est ça le problème: les dépenses « bénignes » qui semblent insignifiantes. Un 5$ ici, un 10$ là… et soudain, le mois se termine avec un trou de 50$ ou plus. Et si on n’y fait pas attention, ces trous deviennent des failles dans notre mur budgétaire.
La Solution: Des briquelettes de 5$
Mon idée, c’est de transformer chaque 5$ en une brique. Pas d’applis compliquées, pas de tableaux Excel. Juste un tiroir à l’ancienne: un cahier avec trois colonnes.
Ce que je dépense .
Où je le remplace .
Où je le place .
Le truc, c’est de categoriser. Moi, j’ai trois fonds:
– Fond d’urgence .
– Épargne de rêve .
– Réduction de dette .
Roxanne me fait rire en me disant que je parle comme mon père, qui range ses outils en catégories alphabétiques. Mais ça marche.
Application Pratique: Des chiffres québécois, pas des vœux pieux
Voici un exemple avec des montants réels en 2026:
– Loyer à Québec: 1 500$ par mois.
– Épicerie: 800$ .
– Transports: 200$ .
– Récréation: 150$ .
Reste-t-il de la place pour des épargnes? Oui, si on regarde les 5$. Par exemple:
– Café quotidien au dépanneur: 5$ x 20 jours = 100$ par mois.
– Achat impulsif de vêtements: 20$ par mois.
– Cinéma deux fois par mois: 30$.
En remplaçant ces 150$ par des dépenses intelligentes, on obtient un surplus de 200$ par mois. Collé dans un CELI, à un taux de 3% d’intérêt composé, ça devient 3 000$ en cinq ans. Pas mal, non?
Erreurs à Éviter: Le mur qui vacille
Oublier les « petites dépenses » récurrentes: Le café, les abonnements , les paniers de course. Un 5$ par jour, c’est 180$ par mois.
Ne pas ajuster pour les urgences: Si un pipeline casse, on ne peut pas dire « on a pas de budget pour ça ». C’est là que le fond d’urgence entre en jeu.
Croire que le budget est rigide: Il faut l’adapter. Si vous avez un gain inattendu, ne le dépensez pas en entier. Divisez-le en trois: 50% pour le fond d’urgence, 25% pour l’épargne de rêve, 25% pour le plaisir.
Conclusion: Un mur qui tient, une vie plus tranquille
En résumé:
Identifiez vos 5$ cachés.
Catégorisez-les en trois fonds.
Adaptez votre budget sans rigidité.
Ne négligez pas les urgences.
Je ne suis pas un expert. Je suis juste un gars qui a appris en regardant ses parents se battre avec leur pension, et en se disant que 5$ de plus par semaine, ce n’est pas rien. Si vous voulez en savoir plus sur des façons concrètes de transformer ces 5$ en bouclier financier, lisez cette histoire ici.
Le mur budgétaire, c’est comme un mur de brique: une brique à la fois, on construit. Et un mur bien construit, ça tient.
— Thomas Bergeron, passionné de finance – Point Hyperinflation

