L’exemple de mes parents et l’importance de la planification
À 35 ans, j’ai appris que la gestion des finances personnelles est une discipline essentielle, surtout dans un contexte économique incertain. Mon père, M. Bergeron, né en 1958, et ma mère, Mme Bergeron, née en 1960, sont retraités depuis 2021. Pourtant, mon père travaille encore quelques heures par semaine à cause de leur fonds de pension modeste. Ce n’est pas qu’ils n’ont pas travaillé, mais ils ont sous-estimé l’importance de planifier à long terme. Leur expérience m’a appris que l’absence d’un budget clair, d’un fonds d’urgence et de placements structurés peut mener à des difficultés inutiles. Aujourd’hui, je partage une stratégie concrète, testée avec Roxanne et moi, pour maîtriser ses finances et construire un avenir plus serein.
Établir un budget réaliste et adaptable
Un budget est le fondement de toute stratégie financière. Il permet de comprendre d’où viennent vos dépenses et d’identifier des marges de manœuvre. Roxanne et moi utilisons un système simple : chaque mois, nous décomposons nos revenus en trois catégories :
– Nécessités : 50 %,
– Épargne et placements : 20 %,
– Loisirs et imprévus : 30 %.
Nous utilisons une application pour suivre chaque dépense, mais un simple tableau Excel fonctionne aussi. L’important est de revoir le budget régulièrement. Par exemple, quand nous avons changé de fournisseur d’électricité pour économiser 100 $ par mois, ces économies ont été redirigées vers notre fonds d’urgence.
Leçon de mes parents : M. Bergeron ne suivait pas un budget clair. Il dépensait sans compter, ce qui l’a forcé à travailler après la retraite. Un budget structuré aurait pu éviter cela.
Créer un fonds d’urgence pour éviter les dettes
Un fonds d’urgence est une barrière contre les imprévus : réparation de voiture, problème médical, ou perte d’emploi. Nous recommandons de réunir entre 3 et 6 mois de dépenses essentielles. Pour un couple vivant à Montréal, cela peut se situer entre 9 000 $ et 18 000 $.
Comment le construire ?
– Commencez petit : Même 500 $ par mois, c’est un bon début.
– Utilisez un compte séparé : Un compte d’épargne libre d’impôt ou un compte à intérêt élevé protège votre argent.
– Ne le touchez que pour les urgences : Roxanne et moi avons évité de l’utiliser pour des vacances, malgré la tentation.
Leçon de mes parents : Mme Bergeron a dû emprunter à des taux élevés pour réparer son toit, car leur fonds d’urgence était inexistant. Aujourd’hui, un fonds bien alimenté aurait évité cette spirale de dettes.
Optimiser les placements à long terme avec des outils québécois
Investir est essentiel pour battre l’inflation. Les Québécois disposent de plusieurs outils :
– Le REER : Permet de déduire vos cotisations de vos revenus imposables.
– Le CELI : Idéal pour investir sans payer d’impôts sur les gains.
– Les fonds communs de placement : Des fonds indexés offrent un bon rendement à long terme.
Notre stratégie : Roxanne et moi avons commencé à investir 200 $ par mois dans un fonds équilibré via Morneau Shepell. Même si ce montant semble modeste, les intérêts composés feront la différence à la retraite.
Leçon de mes parents : M. Bergeron n’a jamais investi, préférant garder son argent sous le matelas. Aujourd’hui, il doit travailler pour combler le déficit. En commençant tôt, même avec peu, on profite des années de croissance.
Éliminer les dettes à intérêt élevé avec une stratégie claire
Les dettes à intérêt élevé, comme les cartes de crédit, sont des freins à la liberté financière. Nous avons suivi le méthode de la neige :
Payez la dette la plus petite d’abord ,
Une fois éteinte, attaquez la suivante.
Exemple : Avec Oliver, un ami qui travaille en finance, nous avons négocié des taux plus bas avec nos banques. Aujourd’hui, nous sommes sans dette, sauf notre prêt hypothécaire.
Leçon de mes parents : Mme Bergeron a accumulé des dettes de carte de crédit pour financer des projets personnels. Leur taux de 18 % a rongé leurs économies. Une priorité : éliminer ces dettes avant d’investir.
Réviser vos finances régulièrement pour rester sur la bonne voie
Les finances personnelles évoluent avec la vie. Roxanne et moi révisons nos objectifs chaque trimestre :
– Ajuster le budget si notre revenu change,
– Augmenter les cotisations au CELI si possible,
– Revoir nos investissements pour aligner avec nos priorités.
Leçon de mes parents : M. et Mme Bergeron n’ont jamais révisé leurs finances. Ils ont suivi le même schéma pendant des années, sans s’adapter. Une révision annuelle aurait pu les préparer mieux à la retraite.
Trois actions à poser dès aujourd’hui
Créez un budget : Identifiez vos dépenses et définissez des objectifs concrets.
Démarrer un fonds d’urgence : Même 100 $ par mois, c’est un pas vers la sérénité.
Commencez à investir : Ouvrez un CELI ou un REER, même avec un petit montant.
Comme le disait mon père, « Il est jamais trop tard, mais il est toujours plus facile de commencer jeune. » Avec une approche structurée et disciplinée, vous pouvez construire un avenir financier solide, tout en profitant de la vie au quotidien.
— Thomas Bergeron, passionné de finance – Point Hyperinflation

