Il y a quelques années, j’ai commencé à économiser 5$ par semaine en laissant tomber les cafés du dépanneur et en optant pour des solutions maison. À l’époque, je me disais que c’était ridicule de me concentrer sur des montants si petits. Pourtant, aujourd’hui, cette habitude a généré un fonds de 3 200$ en dix ans, grâce au pouvoir de la capitalisation. C’est ce que je veux partager avec vous aujourd’hui : les petites économies, si elles sont accumulées et investies intelligemment, deviennent des trésors. Bien sûr, je ne suis pas conseiller financier, mais voici comment j’ai mis en place ce système, inspiré par mes parents et quelques erreurs personnelles.
Les Petites Économies: Un Détail Ignoré?
Mon père, M. Bergeron, qui travaille encore à temps partiel à 68 ans, m’a souvent raconté comment il a dû renoncer à des dépenses de 5$ par semaine pour soutenir ses parents retraités. Il pensait alors que ces montants étaient insignifiants. Ce n’est qu’après plusieurs années qu’il a réalisé que ces économies, placées dans un REER, avaient contribué à un fonds suffisant pour couvrir les urgences.
Le problème principal, c’est que nous sous-estimons la valeur du temps. Les 5$ par semaine, même si ça semble peu, deviennent 260$ par an. Sans intérêt, c’est déjà 2 600$ en dix ans. Mais avec un taux de rendement moyen de 4 %, comme celui d’un fonds garanti , cela grimpe à près de 3 200$. Ce n’est pas un chèque de loterie, mais c’est une marge de manœuvre précieuse.
La Solution: L’Alchimie du Temps et de l’Automatisation
La clé réside dans la régularité et l’investissement. Moi, je me suis inspiré de ce que mon père a mis en place. Il a ouvert un compte épargne-liberté et y dépose chaque semaine un montant fixe, même s’il est modeste. Pourquoi un CEL ? Parce que, contrairement à un compte bancaire, les gains sont taxés seulement lors du retrait, ce qui optimise le rendement à long terme.
Voici ma stratégie :
– Fixer un montant .
– Automatiser le transfert dans un compte épargne ou un fonds d’investissement.
– Choisir un placement à faible risque pour éviter les pertes imprévues.
Ce que je ne savais pas au début, c’est que les petits montants, une fois placés, génèrent des intérêts qui, à leur tour, produisent des intérêts. C’est le phénomène de capitalisation composée, qui transforme les 5$ de la semaine en un pécule inattendu.
Application Pratique: Des Nombres Pour Un Québec Réaliste
Imaginons la situation d’un couple vivant à Québec, avec un loyer de 1 400$ par mois et un budget mensuel de 2 500$. En économisant 5$ par semaine , voici ce qui se passe sur dix ans avec un taux de rendement annuel de 4 % :
– Sans intérêt : 2 600$ .
– Avec intérêt composé : 3 200$.
Pour un fonds de retraite, c’est un apport non négligeable. Pour un fonds d’urgence, c’est un filet de sécurité. Et pour les projets comme un voyage ou une rénovation, c’est une somme qu’on ne s’attendait pas à avoir.
Mon père, par exemple, a économisé 5$ par semaine pendant vingt ans, ce qui lui a permis de cumuler 15 000$ sans effort. C’était une décision simple, mais exigeante sur le long terme.
Erreurs à Éviter: Le Piège de l’Aujourd’hui
Mon erreur initiale était de penser que les 5$ par semaine n’avaient aucune importance. J’ai aussi tenté de sauver ces montants sans les placer, ce qui a conduit à des dépenses imprévues .
Voici les pièges à éviter :
Ne pas automatiser. Si vous ne transférez pas les économies automatiquement, vous risquez de dépenser l’argent à la fin du mois.
Ignorer les intérêts. Déposer l’argent dans un compte chèques, même si c’est plus accessible, réduit le potentiel de croissance.
Ne pas commencer tôt. Moi, j’ai attendu mes 30 ans pour lancer ce plan. Plus tôt vous commencez, plus vous profitez du temps.
Un exemple concret : si vous démarrez à 25 ans avec 5$ par semaine, vous atteindrez 10 000$ à 55 ans, toujours à 4 % d’intérêt. À 35 ans, c’est 6 500$. Le temps est votre meilleur allié.
En Résumé: Commencez Par Ce Que Vous Pouvez
Si vous voulez tenter cette approche, voici les étapes :
Fixez un montant réaliste .
Ouvrez un CEL ou un REER, si vous n’avez pas encore de fonds.
Automatisez le transfert.
Choisissez un placement à faible risque.
Je ne suis pas un expert, mais les résultats de mes parents et de mon propre parcours m’ont montré que les petites économies, quand elles sont persistantes, deviennent un trésor. Comme l’a dit Oliver, mon collègue, lors d’une discussion à l’heure du café : « On ne devient riche que de manière silencieuse, avec des décisions répétées. »
Si vous voulez en savoir plus sur les budgets automatisés, je vous invite à lire [500$ par mois en moins : Comment un budget sans boucane m’a libéré des mauvaises habitudes québécoises]. C’est un article qui explore des méthodes similaires, mais avec une approche plus globale.
— Thomas Bergeron, passionné de finance – Point Hyperinflation

