J’ai longtemps pensé que 10$ par semaine, c’était rien. Un café en trop, une boîte de gomme, ou un snack pris en route. Mon père me le répétait souvent : « Les petites dépenses finissent par coûter cher, mais personne ne fait les maths. » À l’époque, je croyais qu’il exagérait. Ce n’est que récemment, en analysant nos finances avec Roxanne, que j’ai compris la logique derrière son avertissement.
Le piège des dépenses invisibles
Les 10$ par semaine ne se voient pas quand on les regarde un par un. Mais imaginons : si tu dépenses 10$ chaque semaine pendant 10 ans, ce sont 520 semaines × 10$ = 5 200$. C’est comme oublier de fermer un robinet qui goutte : au début, tu ne remarques rien, mais après 10 ans, la flaque est énorme.
Chez moi, ce n’était pas un seul endroit où je dépensais 10$ par semaine, mais plusieurs : des achats impulsifs au dépanneur, des abonnements oubliés, ou même des « petites folies » comme un repas en solo quand j’étais stressé. Chacune semblait insignifiante, mais ensemble, elles formaient un trou dans notre épargne.
Comment j’ai arrêté de laisser les 10$ détruire mes finances
La solution n’était pas de devenir ascète, mais de tracer chaque dépense, sans exception. J’ai commencé par créer une liste de « micro-dépenses » : tout ce qui coûtait moins de 20$ et que j’omettais de noter dans notre budget. C’était un exercice frustrant au début, mais il m’a permis de comprendre mes réflexes.
Par exemple :
– Un café 5$ par semaine → 260$ en un an.
– Une boîte de gomme 2$ par mois → 24$ en un an.
– Un snack 3$ par semaine → 156$ en un an.
En les additionnant, je voyais clairement que ces dépenses représentait près de 500$ par an pour des choses qui n’avaient aucun impact sur ma vie à long terme.
Le calcul concret : 10$ par semaine = 5 000$ en 10 ans
Pour illustrer, imaginons que tu dépenses 10$ chaque semaine pendant 10 ans :
– 52 semaines × 10$ = 520$ par an.
– 520$ × 10 ans = 5 200$.
C’est l’équivalent de :
– 10 mois de loyer.
– 2 ans de vacances familiales.
– 40% du montant de notre fonds d’urgence, qui nous a sauvés quand mon père a dû se faire opérer.
C’est là que je me suis dit : « Si je n’ai pas économisé 5 000$ grâce à ces micro-dépenses, c’est une perte irréversible. »
Erreurs à éviter
Ne pas faire les maths : C’est ce que j’ai fait pendant des années. On croit que 10$ c’est négligeable, mais c’est une erreur de logique.
Ignorer les abonnements : Les services en ligne, les magasins de musique, les applications gratuites avec des frais cachés… Ils sont furtifs et s’accumulent.
Pas de budget réaliste : Mon père et ma mère, avec leur pension insuffisante, apprennent aujourd’hui à vivre avec un budget strict. Si on n’avait pas économisé 5 000$ plus tôt, leur situation serait pire.
Une astuce que j’applique depuis : un compte séparé pour les dépenses « impulsives ». Chaque mois, je mets un maximum de 50$ dedans. Si je dépasse, je me rappelle que je n’ai pas la place de faire les mêmes erreurs que mes parents.
Conclusion : Le pouvoir des 10$
Ce n’est pas facile de couper un café ou un snack en semaine. Mais quand tu vois que 10$ par semaine pendant 10 ans = 5 000$, tu réalises qu’il s’agit de décisions que tu peux contrôler.
Je ne suis pas un expert en finances, mais ce que j’ai appris, c’est que la liberté financière commence par des choix microscopiques. Aujourd’hui, Roxanne et moi avons un fonds d’urgence et un CELI qui nous permettent de respirer, même si le reste du monde se complique.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur comment transformer des 5$ en épargne solide, je vous recommande de lire 5$ à la fois : Comment des petites économies deviennent un bouclier financier solide en 2026.
— Thomas Bergeron, passionné de finance – Point Hyperinflation

