J’ai vécu l’erreur classique : croire que 50$ par semaine, c’est trop peu pour faire une différence. Jusqu’à ce que je regarde le compte de mes parents, M. et Mme Bergeron, retraités depuis 2018. Avec un fonds de pension insuffisant et mon père qui travaille encore pour combler les lacunes, j’ai compris que chaque dollar comptait. Et pourtant, leur épargne, accumulée depuis des décennies de petits gestes répétés, est devenue un rempart contre l’incertitude.
Le problème : L’illusion des petites économies
Beaucoup me disent : « 50$ par semaine, c’est rien. » Mais cette vision courte est un piège. Je l’ai appris en comparant deux scénarios :
– Option A : 50$ par semaine pendant 5 ans, sans intérêt.
– Option B : 1 000$ par mois pendant 5 mois, sans intérêt.
Résultat ? Les deux atteignent 12 000$. Pourtant, le premier cas est plus réaliste pour la plupart d’entre nous. Le problème ? L’absence de compétence financière pour voir la valeur des petites économies. C’est ce que j’appelle l’illusion du seuil : on pense qu’une somme doit être grande pour être utile.
La solution : Le pouvoir de la régularité et de la patience
La clé, ce n’est pas le montant, mais la répétition. Prenez 50$ par semaine pendant 5 ans :
– 260 semaines × 50$ = 13 000$.
– Si vous placez cet argent dans un CELI, avec un rendement moyen de 4% par année , vous auriez environ 14 500$ à la fin.
Mais le vrai gain, c’est le bouclier psychologique : chaque semaine, vous réduisez la tentation de dépenser impulsivement. Mon père l’a vécu en déposant 20$ par semaine dans un compte épargne à partir de ses années 30. Aujourd’hui, cela représente 30 000$ de plus que s’il n’avait pas épargné.
Application pratique : Un exemple concret avec des chiffres québécois
Imaginons un jeune couple comme Roxanne et moi, vivant dans un appartement à Québec. Avec un loyer de 1 200$ par mois , l’épicerie à 500$ et les autres dépenses à 500$, il reste environ 800$ net après les impôts.
Stratégie proposée :
Automatiser l’épargne : Chaque semaine, on transfère 50$ d’un compte chèques à un CELI.
Utiliser les avantages fiscaux : Le CELI offre un abattement d’impôts immédiat. Avec un taux marginal de 20%, 50$ en CELI sauvent 10$ par semaine.
Investir prudemment : Un fonds équilibré coûte 0,40% de frais annuels. En 5 ans, les frais réduisent les gains de 1 à 2%.
Résultat : Après 5 ans, vous avez 14 500$ dans un CELI, avec des impôts évités et un fonds de secours. C’est un bouclier contre une perte d’emploi ou une réparation imprévue.
Erreurs à éviter : Les pièges de la régularité
Arrêter après un mois : La régularité est fragile. Moi, j’ai abandonné pendant 3 mois en 2021, attiré par une offre promotionnelle. Résultat ? J’ai perdu 600$ de gains cumulés.
Oublier les frais d’administration : Un fonds avec 1% de frais par année coûte 100$ par an sur 10 000$.
Ne pas diversifier : Mon collègue Oliver Hales a tout investi dans une seule action. En 2023, il a perdu 30%.
Conclusion : Un bouclier construit p’tite à p’tite
L’épargne régulière n’est pas une solution miracle, mais une stratégie de résilience. En déposant 50$ par semaine, vous réduisez le stress lié aux imprévus et créez un fonds de retraite progressif. Bien sûr, je ne suis pas conseiller financier — mais voilà ce que j’ai expérimenté, en m’inspirant de mes parents et en évitant les erreurs du passé.
Pour aller plus loin : [Découvrez comment un budget automatisé m’a sauvé des mauvaises habitudes québécoises]. Parfois, c’est dans les petits gestes que réside la force.
— Thomas Bergeron, passionné de finance – Point Hyperinflation

