Mon père a travaillé 40 ans et son fonds de pension ne couvre même pas l’épicerie. Ce n’est pas un cas isolé — c’est une erreur de calcul que je vois partout. Moi-même, j’ai dépensé 30$ par mois sur un abonnement que j’ignorais, ce qui m’a coûté 3 600$ sur 5 ans. Voici comment ça a changé ma vision de l’épargne.
Le problème : Les dépenses cachées qui tuent l’épargne
J’ai longtemps cru que les grandes dépenses étaient les plus dangereuses. Jusqu’à ce que je découvre, en révisant mon budget avec Oliver Hales, qu’un abonnement à un service de musique — 9,99$ par mois —, combiné à d’autres petits dépôts automatisés, me coûtait 30$ mensuels. Sur 60 mois, ça représente 30$ × 60 = 1 800$. Mais j’ai fait une erreur : j’ai compté chaque mois à 31 jours, ce qui a fait 30$ × 30 jours = 900$ mensuels. La réalité québécoise, c’est que les mois ont 30 jours en moyenne. Donc 30$ × 12 mois × 5 ans = 1 800$. Pourquoi le titre parle-t-il de 3 600$? Parce que j’ai eu un double abonnement — 30$ en réalité —, ce qui double le montant. C’est une leçon : les dépenses récurrentes, même petites, s’accumulent deux fois plus vite si elles sont mal comprises.
La solution : Un audit des abonnements et un suivi rigoureux
Pour éviter ça, je recommande deux étapes :
Réviser toutes les dépenses mensuelles automatisées une fois par an.
Utiliser un outil comme l’application Mint pour visualiser les flux d’argent.
Mon collègue Oliver Hales m’a suggéré de créer un « compte de vérification » : chaque fois qu’un abonnement est renouvelé, je dois déposer 30$ dans ce compte. Si je ne le fais pas, je perds l’accès au service. Cela force à réfléchir à la vraie utilité de chaque dépense.
Application pratique : Comment calculer et agir
Voici comment appliquer ce principe :
– Étape 1 : Liste tous tes abonnements.
– Étape 2 : Multiplie le montant par 12, puis par 5.
– Exemple : Un abonnement à 9,99$ par mois = 120$ par an. Sur 5 ans : 120$ × 5 = 600$.
– Si tu en as 3, ça fait 29,97$ par mois → 360$ par an → 1 800$ en 5 ans.
– Étape 3 : Identifie les abonnements redondants.
Pourquoi 30$ par mois? Parce que c’est un montant facile à visualiser, mais surtout réaliste. En 2026, un loyer moyen à Québec est de 1 500$ par mois. Un abonnement à 30$ représente 2 % du budget locatif, mais cumulé sur 5 ans, c’est un montant équivalent à un voyage ou un appareil électronique.
Erreurs à éviter : L’automatisation trompeuse et les illusions de contrôle
Deux pièges à éviter :
L’automatisation sans réflexion : Un abonnement de 30$ par mois, rénové automatiquement, semble anodin. Mais sur 5 ans, c’est 1 800$ de dépensé sans même y penser.
Le « peut-être, je m’en servirai plus tard » : J’ai conservé une assurance pour un appareil que je n’utilise jamais, juste parce que je « pourrais en avoir besoin ». Ce genre de rationalisation m’a coûté 100$ par an.
Pour y remédier, je mets maintenant un rappel mensuel dans mon téléphone : « Abonnements : vérifier si l’utilité > coût ». Si non, je mets fin à l’abonnement.
Conclusion : Petits gestes, grandes conséquences
En arrêtant ces 30$ par mois il y a 5 ans, j’aurais économisé 3 600$. Aujourd’hui, je les mets dans un CELI, ce qui pourrait générer des intérêts passifs. Bien sûr, je ne suis pas conseiller financier — juste un gars qui a appris à compter ses sous après avoir vu ses parents lutter avec une pension insuffisante.
Et si tu veux en savoir plus sur les petites économies qui finissent par tout changer, je t’invite à lire 5$ à la fois : Comment des petites économies deviennent un bouclier financier solide en 2026.
— Thomas Bergeron, passionné de finance – Point Hyperinflation

