Le hasard d’un cours d’informatique… et comment il a redéfini ma vision du développement web québécois

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J’ai ouvert le courriel par erreur, un jeudi soir où je testais un nouveau plugin WordPress. Le sujet disait quelque chose comme « Cours d’introduction au développement web – inscription ouverte ». J’ai cliqué, parce que j’ai toujours eu un faible pour les détails inutiles… et là, je suis tombée sur une description qui parlait de « créer des outils pour des projets locaux ». J’ai pensé : « C’est quoi, un projet local, à part une page web avec des photos de poutine? » Et puis j’ai lu la suite.

Deux semaines plus tard, je m’entraînais à réduire une page HTML à quatre balises, en réfléchissant à comment les écoles québécoises pourraient se connecter à des plateformes d’apprentissage sans se perdre dans les détails techniques. Le professeur, un ancien designer converti au code, parlait de « raconter des histoires avec des boutons », et là, j’ai compris que le web québécois, c’était pas juste des pages blanches et des formulaires — c’était une question de voix.

Quand le hasard se transforme en fil conducteur

Le cours n’était pas un miracle. Il y avait des moments où je me sentais perdue, surtout avec les balises `

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`. Un jour, j’ai même envoyé un message à Victoria Hales, à Barcelone, en lui demandant si elle avait aussi eu l’impression que le code HTML parlait une langue secrète. Elle m’a répondu avec un raccourci vers MDN Web Docs, le site officiel de référence pour les développeurs. Ce n’était pas magique, mais c’était clair — genre, enfin, un guide qui ne me disait pas de « créer un site réactif en une journée si je suis motivé ».

Ce qui m’a marqué, c’était la part de créativité dans les contraintes. On devait imaginer un site pour une microbrasserie, en ne dépassant pas trois couleurs et deux polices. Personne ne nous disait « c’est ça, le design québécois ». On apprenait à rester simples, mais à raconter des histoires. Et là, j’ai vu le lien avec le travail de Victoria : un site web n’est pas une vitrine — c’est une conversation.

Le développement web, c’est aussi de l’éducation

Après le cours, j’ai cherché des témoignages de développeurs qui avaient vécu un tournant semblable. Un mec avait appris à coder après avoir perdu son emploi dans l’art, et il parlait de « retrouver un sens à travers la logique des machines ». Pas de révélation, pas de phrase géniale — juste des défis de compatibilité entre navigateurs et des nuits passées à réfléchir à ce que voulait vraiment un client.

Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est qu’aucun d’eux ne parlait de « réussite » dans des termes monétaires. On parlait de projets communautaires, de sites pour des artistes indépendants, de manière de garder l’accent et les expressions en ligne. Le développement web québécois, c’est pas que des coders — c’est aussi des traducteurs de la culture, un peu comme les traductions de livres, mais en code.

Pourquoi le web québécois compte sur des hasards comme le mien

Le cours n’était pas parfait. On n’a pas touché à la programmation orientée objet, et j’ai passé une heure à essayer de comprendre les classes CSS. Mais ce n’était pas grave — le plus important, c’était de comprendre que le web, c’est une plateforme ouverte, où une personne à Montréal peut aider une coopérative à Drummondville à se faire connaître.

C’est aussi une question de ressources. Lorsqu’on m’a montré comment utiliser GitHub pour collaborer avec des devs ailleurs au Québec, j’ai réalisé qu’on n’était pas seuls. On pouvait partager du code, apprendre des erreurs des autres, et créer des outils qui reflètent notre réalité — même si on n’emploie pas de mots comme « scalabilité » ou « microservices ».

Le hasard d’un outil oublié à Barcelone… et comment il a tout changé pour mon site québécois

Conclusion : Les outils, oui. Mais le sens, surtout.

Aujourd’hui, je passe plus de temps à penser à ce que veut dire un bouton « Contactez-nous » qu’à choisir sa couleur. Parce que, finalement, le développement web, c’est pas juste de l’HTML ou du JavaScript — c’est de l’écoute, de la traduction, et de l’humilité. Et peut-être que c’est ça, le « hasard » qui redéfinit le web québécois : pas un plan, mais une collection de petits choix qui disent : « Ici, c’est notre voix. »

Alors, si tu hésites entre un cours de codage et un autre projet… dis-toi que personne n’a trouvé le web parfait. Mais des gens comme toi, qui cherchent à raconter des histoires avec des outils simples, ça change tout.

Que penses-tu de l’idée d’un site web québécois qui ressemble à une conversation entre voisins, plutôt qu’à une page d’accueil de banque?

— Élise Morane, étudiante en informatique et passionnée d’IA — Point Hub

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