Je suis tombée sur un site web ce matin, celui d’un producteur de sirop d’érable de Lanaudière, et j’ai cru voir le code HTML danser comme un métis entre la forêt québécoise et les algorithmes. L’IA n’est plus juste un outil pour des sites génériques en Chine ou en Californie — ici, elle tisse des histoires de terrain, de terroir, de cuisine même. C’est un peu comme si on apprenait aux ordinateurs à cuisiner des pâtés chinois avec du code, mais je m’emballe.
[Les racines du site web québécois]
Quand on parle d’IA et de sites web, c’est souvent dans un contexte mondialisé : des templates universels, des boutiques en ligne qui ressemblent à celles de n’importe où. Mais ici, l’IA québécoise s’inspire des racines. Prenez un site de producteur de fromage artisanal : l’algorithme ne suggère pas juste un design sobre, il intègre des photos de vaches, de prés ensoleillés, et même des boutons qui s’inspirent des p’tits délices québécois. C’est un peu comme si la machine comprenait que, pour un site de fromagerie, la rusticité n’est pas un choix de style, mais un langage.
C’est Victoria qui m’a fait découvrir ça. L’été dernier à Barcelone, elle testait un outil d’IA pour son entreprise de vêtements éco-responsables et me demandait de l’aider à créer un site WordPress. À mon retour, j’ai constaté qu’ici, les outils d’IA savaient faire la différence entre un site pour une brasserie montréalaise et un autre pour un producteur de sirop d’érable. La machine apprend à voir les nuances : une photo de sapin est traitée comme un symbole, pas juste une image.
[Quand l’algorithme devient artisan]
Prenons un exemple concret : le site web d’un vignoble en Montérégie. Si vous utilisez un outil d’IA comme Érablier Algorithmique , le processus est fascinant. L’IA ne vous demande pas juste le nom de l’entreprise, elle explore le terroir : “Est-ce que vos vignes sont exposées à l’ouest ou à l’est ? Quel type de boissons complètent votre gamme ?”. Les suggestions de design s’ajustent ensuite : une page “À propos” qui parle du clos comme d’un personnage de roman, une galerie qui montre la lune sur la vigne en hiver, des boutons qui ressemblent à des bouteilles en verre.
C’est là qu’on comprend que l’IA québécoise n’est pas juste un outil de productivité. C’est presque un complice créatif. Elle transforme le site web en une extension du terrain lui-même. J’ai même vu une start-up à Québec utiliser l’IA pour générer des textes qui ressemblent aux contes du terroir : des descriptions de produits qui parlent de la terre, des saisons, des oiseaux qui chantent au-dessus des vignes.
[L’ombre des algorithmes : ne jamais oublier l’humain]
Mais attention, l’IA n’est pas un sorcier. Elle reste limitée par ce qu’on lui fournit. Si vous lui dites que votre fromagerie est “rustique”, elle va vous proposer des images de vaches et des polices de caractères “campagnardes”, mais elle ne sentira pas l’odeur du foin ni ne comprendra la douceur d’un fromage vieilli en cave. Ce sont les humains qui doivent guider le processus, surtout en contexte québécois où la culture est si riche — et parfois si difficile à expliquer.
Mon prof de programmation le répète souvent : “L’IA peut t’habiller en artiste, mais elle ne t’apprendra pas à regarder.” En d’autres mots, c’est nous qui devons lui donner la touche personnelle. J’ai vu des entrepreneurs frustrés quand leur site ressemblait trop à celui d’un concurrent. L’IA avait juste copié les “bonnes pratiques”, sans comprendre qu’ici, la différence se fait aussi dans les détails : une couleur rappelant les aurores boréales, un logo qui semble sorti d’un livre de contes, un menu qui imite les branches d’un arbre.
[Conclusion : vos racines, votre site]
Alors, si vous avez une entreprise québécoise et que vous rêvez d’un site web qui respire le terroir, commencez par poser ces questions à l’IA : “Quelle est l’histoire de ton terrain ? Qu’est-ce qui fait ta singularité ?”. Laissez l’algorithme suggérer, mais ne vous laissez pas suggestionner. Votre site est une extension de vous, de vos racines, de vos saisons.
Et vous ? Si vous aviez à créer un site web pour un produit québécois, quels éléments terroirs inonderiez-vous le code ?
— Élise Morane, étudiante en informatique – Point Hub
