Enraciner ses rêves dans les sillons du quotidien

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J’ai presque tout laissé tomber en 2020. Entre le travail de nuit à la chaufferie, les journées de 16 heures, et les coups de téléphone pour régler les disputes entre Théo et sa mère, j’avais l’air d’un type enroué. Un matin, en vidant la poubelle, j’ai vu mon reflet dans l’émail de la benne : un gars qui avait perdu ses rêves. Le mot clé ici, c’est enraciner ses rêves, et c’est exactement ce que j’ai appris à faire.

Le problème honnête : Croire que les rêves ne tiennent pas dans le quotidien

J’ai toujours été fonceur. À 16 ans, j’ai voulu être photographe, à 20, je courais après un roman, et à 25, j’écrivais des projets de film. Mais les rêves, c’est comme les arbres : ils ont besoin de terre, pas de sable. Après le divorce, j’étais convaincu que mes projets étaient morts. Les rêves, je les associais à l’oisiveté. Mon travail de nuit, mes factures à payer, et mes éclats de rire avec Théo semblaient plus réels que n’importe quelle ambition.

Ce que j’ai essayé et ce qui a marché : Commencer par une petite graine

Je suis retourné à mes bases. J’ai repris les carnets que j’avais abandonnés en 2015. Pas de grands discours, juste des phrases courtes. J’ai écrit sur Théo, sur les coups de bec qu’il donnait en mangeant ses pâtes, sur la façon dont il imitait les bruits de l’école. C’était laid, mais c’était vrai. Puis j’ai lu à voix haute ce que j’écrivais. C’était un boulot de merde, mais c’était mon premier geste concret.

J’ai aussi commencé à réserver 30 minutes par jour, pas plus, pour réfléchir à une chose que je voulais faire. Pas des listes de 100 rêves, mais une seule idée par jour. Genre : « Réapprendre à peindre en utilisant des couleurs sobres ». Ou : « Écrire un texte sur la route entre Montréal et Saguenay ».

Les erreurs que j’ai faites : Vouloir sauter les étapes

Le pire, c’est quand j’ai essayé de tout faire à la fois. Je voulais écrire un roman, apprendre à jouer de la guitare, et prendre des photos. Résultat ? Rien de tout ça. J’avais même l’impression que j’en devenais plus triste. Ma mère a dit un jour, en me voyant dans le garage : « T’es pas un héros, tu es juste un gars qui doit poser des clous. » C’était dur à entendre, mais elle avait raison.

J’ai aussi cru que les rêves devaient être brillants, comme des lumières de Noël. Or, ce que j’ai découvert, c’est que les rêves enracinés ressemblent plus à des racines : silencieux, parfois sales, mais solides.

Optionnel : L’ami d’enfance qui m’a redonné du sens

Conclusion : Plante-toi une racine aujourd’hui

Voici ton défi :

Écris une seule chose que tu veux, même si elle te paraît minable.

Donnes-y 30 minutes par jour, sans exception.

Passe le reste du temps à faire les tâches de la vie : payer les factures, serrer les mains, rigoler avec les enfants.

Les rêves ne grandissent pas dans le vide. Ils poussent dans les sillons de ton quotidien, entre les courses au dépanneur, les douches à 6h du matin, et les coups de fil que tu passes à ta mère. Si tu ne les plantes pas, tu risques de finir comme la benne à ordures : plein de déchets, mais vide dedans.

Et si tu veux aller plus loin, tu peux lire ce qui m’a aidé à construire un avenir solide, un geste à la fois : [La Ruche Budgétaire: Comment les familles québécoises construisent un avenir solide en 2026 avec des épargnes modestes].

— Alexandre Varen, coach de vie – Point Héro

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