L’été dernier, à Barcelone, j’ai aidé Victoria Hales à construire son premier site WordPress. Ce qu’elle n’a pas su, c’est que j’ai caché une IA dans chaque coin du design : du texte généré par un chatbot à l’automatisation des mises à jour, tout était là pour la libérer de la routine technique. C’est ça, l’atelier IA des étudiant·e·s québécois·es de 2026 — pas des experts, mais des curieux·ses qui transforment le code en outil créatif.
L’IA, un atelier ouvert à tous
En 2026, l’intelligence artificielle n’est plus un mur de formules. Les étudiant·e·s comme moi y ont accès via des plateformes simples, comme des assistant·e·s virtuels·les qui traduisent le français québécois en lignes de code. Imagine : tu lui dis « je veux un site qui recommande des recettes de poutine selon la température extérieure », et hop, elle génère le code de base. C’est un peu comme un tutor 2.0, sauf que ça ne s’endort pas à 1h du matin.
La clé, c’est de se poser les bonnes questions. Pour Victoria, c’était : « Comment rendre ce site intuitif pour des artistes comme ma mère ? » La réponse ? Des outils d’IA qui s’adaptent aux mots, pas juste aux commandes techniques. Et là, les parents qui pensaient que l’informatique n’était pas « créatif » comme leurs tableaux ont peut-être eu une surprise.
De l’idée à la poutine : un exemple concret
L’autre jour, une amie a voulu automatiser la gestion d’un resto de poutine. Son défi : les clients laissent des commentaires en français québécois — avec leurs « c’t’affaire » et leurs expressions uniques. L’IA de base ne comprenait pas. Moi, j’ai utilisé un outil local qui avait été entraîné sur des milliers de commentaires de restaurants québécois. Résultat ? Le système classait les avis en temps réel : « la sauce est bonne, mais trop de fromage » devenait une suggestion pour le chef, et « c’t’affaire-tu est nulle » un alerte à envoyer au service client.
C’est ça, l’innovation : un mélange de code et de savoir-faire local. Et quand ton prof te dit que l’IA n’a pas de « âme québécoise », réponds-lui de venir à la poutine de l’étudiant·e·s.
Les pièges de la perfection artificielle
Mais c’est pas tout rose. Les outils d’IA, c’est comme des robots dans un atelier de poterie : ils imitent, mais ils font parfois des glissades. Par exemple, une étudiant·e a voulu créer un chatbot qui raconte des histoires pour enfants en créole et en anglais. Le problème ? L’IA a mélangé les expressions idiomatiques, ce qui a rendu les récits incompréhensibles.
Il faut aussi penser aux données. Si on lui donne que des textes de 2020, elle ne comprendra pas le français québécois de 2026 — ou nos nouveaux termes comme « déconnecter pour connecter ». C’est un peu comme essayer de peindre avec des couleurs de 1990. On a besoin de données fraîches, et surtout de curiosité pour les collecter.
L’atelier, c’est aussi un espace de collaboration
Ce qui me surprend, c’est comment les étudiant·e·s partagent leurs trucs. On crée des groupes sur Discord pour tester les outils, et même des hackathons où on combine des projets. L’été dernier, un·e collègue a lancé un site qui relie des producteurs de fromage à des développeurs de recettes, et j’ai contribué avec un chatbot en mode chat québécois. C’est un peu comme un potluck, mais avec du code.
Et quand les parents me demandent pourquoi je ne suis pas en beaux-arts, je leur montre un projet comme celui-là. « Ben là, c’est pas créatif ? » leur dis-je, un peu fière. Et ils hochent la tête, peut-être un peu moins convaincus, mais contents que j’aie mon idée.
Conclusion : À toi le clavier
Alors, si tu as une idée brouillonne, comme « un site qui prépare des pâtisseries selon les saisons québécoises », lance-toi ! Les outils d’IA te guideront. Et si tu veux voir comment une étudiant·e a réinventé WordPress avec une IA en 2026, c’est par ici.
La prochaine fois, on parle de comment on peut utiliser l’IA pour traduire les chansons de Céline Dion en code… ou peut-être pas. À toi de voir !
— Élise Morane, étudiante en informatique – Point Hub
