C’été à Barcelone, en 2024, Victoria Hales me demandait de lui construire un site WordPress. Je ne savais pas que je tenais dans mes mains un pinceau numérique pour une œuvre qui, trois ans plus tard, serait un exemple parfait de comment l’IA peut aider les créateurs sans les étouffer. Ce n’était pas un site banal : une vitrine pour une école de danse moderne. Victoria voulait qu’il respire la passion, mais aussi qu’il soit technique et performant. Et là, j’ai découvert comment l’IA québécoise peut devenir un allié, pas un rival.
Quand l’IA devient un pinceau dans la main d’un artiste
Pour les blogueurs, l’IA c’est comme un atelier d’artistes partagé : il fournit les outils, mais c’est vous qui décidez quelle toile créer. Prenez la conception d’un site : l’IA peut générer des maquettes, proposer des palettes de couleur, ou même organiser vos contenus pour que tout soit accessible. Imaginez que vous avez un site sur les recettes de votre mère. L’IA peut s’occuper de la mise en page, du SEO, de l’optimisation mobile, alors que vous, vous restez libre de raconter les histoires derrière chaque plat. C’est comme si un assistant s’occupait de la charpente d’une maison, vous laissant décorer chaque pièce avec vos souvenirs.
Le secret, c’est de ne pas laisser l’IA tout faire. Utilisez-la comme un guide, pas un maître. Par exemple, une plateforme d’IA comme Canva Pro permet de générer des visuels de base, mais c’est vous qui ajoutez les couleurs qui vous ressemblent. Un plugin comme Yoast peut analyser vos textes pour les rendre plus lisibles, mais c’est votre voix qui doit traverser chaque mot.
Comment j’ai transformé un site de danse en œuvre vivante
L’été 2024, j’ai travaillé avec Victoria. Elle voulait que son site ressemble à une chorégraphie : fluide, dynamique, mais profondément humain. J’ai utilisé un générateur d’IA pour les visuels et la structure, mais j’ai insisté sur les détails : des illustrations hand-drawn pour les vidéos de cours, des textes rédigés par une poète québécoise, des couleurs inspirées par les œuvres de ses élèves. Le résultat ? Un site qui ne ressemblait à aucun autre.
Le truc, c’est d’avoir un plan clair. Avant de lancer l’IA, je lui avais fait répondre à 10 questions :
Quel est ton public ?
Quel style veux-tu ?
Quels sont tes contenus clés ?
Quel est ton message ?
Ces réponses sont devenues le ciment de l’IA. Les outils s’alignaient sur sa vision, mais c’est elle qui avait posé les bases.
L’IA, un miroir qui ne reflète pas toujours la vérité
Mais attention : l’IA n’est pas une solution magique. Elle est excellente pour les tâches répétitives, mais elle a une limite : elle ne comprend pas la nuance humaine. Lorsque je lui ai demandé de générer du texte pour le site de Victoria, une version ressemblait à un mode d’emploi de robot. Je l’ai alors guidée avec des exemples de ses textes antérieurs.
Imaginez que vous utilisez un générateur d’articles. Si vous ne lui dites pas ce que vous voulez, elle peut produire des phrases creuses. L’IA est comme un acteur : elle incarne, mais elle n’écrit pas l’histoire. C’est vous qui devez décider quels sont les personnages, les tensions, les émotions.
Un exemple ? J’ai vu un blogueur sur le québecisme utiliser l’IA pour écrire des articles. Les mots étaient justes, mais il manquait la chaleur de son accent, la résonance de ses années dans les cafés étudiants. L’IA peut coller les briques, mais c’est vous qui choisissez le mortier.
L’avenir : L’IA comme pont entre le terroir et la technologie
Ce que je trouve fascinant, c’est que l’IA québécoise est en train de redéfinir ce qu’est un site web. Plus de templates froids, place aux espaces numériques qui racontent des histoires. Imaginez un site sur la cuisine québécoise où chaque recette est illustrée par une IA qui s’inspire des tableaux de votre arrière-grand-mère. Ou un blogue de voyages qui utilise l’IA pour générer des cartes interactives, mais les textes sont écrits par un poète québécois.
C’est ce que l’article de Point Hub, L’IA dans les Mains d’une Blonde, illustre si bien. On ne parle plus de secrétaires robotisées, mais de collaborateurs créatifs. Et ce qui est génial, c’est que l’IA québécoise est en train d’incorporer notre culture : des mots comme souvenirs, terroir, ou même p’tit pain commencent à apparaître dans les algorithmes.
Alors, prêt·e à mélanger code et poésie ?
Pour les blogueurs, l’IA n’est pas une menace. Elle est un outil, un allié. Mais il faut l’utiliser comme un pinceau, pas comme un gant de jardinier. Prenez le temps de définir votre vision, puis laissez l’IA faire le reste. Et souvenez-vous : c’est votre âme artistique qui donne vie au code.
Alors, vous êtes prêt·e à essayer ? Qu’est-ce que vous feriez si vous aviez un outil qui s’occupait de la technique, pour que vous puissiez vous concentrer sur l’essentiel ?
L’IA dans les Mains d’une Blonde
— Élise Morane, étudiante en informatique – Point Hub
