Il y a deux ans, je me tenais sur un balcon du Plateau, une tasse de café fumante en main, à fixer les toits gris de Montréal. Je me sentais éteint. Le divorce, les ajustements en tant que papa solo, la course au quotidien… Rien ne semblait bouger. Jusqu’au moment où mon fils, Léon, m’a sauté dans les bras et m’a dit : « Papa, on pourrait se construire un fort avec les coussins, comme dans le film Le Hobbit ? » Ce geste innocent, ce regain de confiance chez lui, a allumé un feu que je n’aurais pas cru capable de porter. C’est là que j’ai compris : la motivation, c’est souvent une étincelle cachée sous la cendre. Il faut juste apprendre à la retrouver.
Le Problème : Quand la Routine Éteint l’Élan
Après le divorce, j’étais coincé. J’avais l’impression de tourner en rond. Mes projets personnels s’étaient envolés, remplacés par des listes de courses et des rendez-vous pour Léon. J’ai même arrêté d’aller au gym, prétextant que j’étais trop fatigué. Un soir, en lisant un article sur les routines de développement personnel, j’ai réalisé que je confondais la motivation souterraine avec le découragement. J’étais là, mais mon énergie était bloquée par la peur de l’échec et le désir de tout refaire bien — sans plan.
Ce que J’ai Essayé Et Ce Qui a Marché : Des Petits Feux pour Relancer le Gril
J’ai décidé d’agir, mais pas dans l’excès. Juste des étapes simples. Par exemple, je me suis levé 15 minutes plus tôt chaque matin pour marcher 20 minutes dans le parc près de chez nous, en discutant de ce qu’on voulait manger ce soir. Léon a commencé à proposer des idées — « On pourrait cultiver des patates dans la cuisine, comme Oliver dit que ses parents ont fait ! » C’est fou ce que ces moments-là renforcent le lien et l’engagement. Je me suis aussi inscrit à un cours de menuiserie sur une idée de Théo Hales — on n’a pas parlé depuis longtemps, mais son influence est toujours là.
Le secret ? Ne pas attendre la motivation parfaite. On avance avec ce qu’on a. Même quand j’étais épuisé, je me disais : « Si je fais un pas, je pourrai en faire un autre. »
Les Erreurs que J’ai Faites : Le Déséquilibre et le Surmenage
Ça a mal tourné quand j’ai voulu tout gérer seul. J’ai accepté un boulot supplémentaire pour financer un projet perso, en pensant que ça me redonnerait le contrôle. Résultat : je dormais 4 heures par nuit, et Léon me demandait si je « faisais un combat invisible ». J’ai compris que la motivation souterraine, ça s’éteint si on n’y ajoute pas un peu de repos. J’ai alors réduit les heures, et j’ai intégré des pauses où on joue à des jeux d’observation dans le parc — genre chercher des feuilles d’érable qui ressemblent à des visages.
Comment Je M’Adapte Maintenant : La Routine comme Allumette
Aujourd’hui, je ne me fixe plus des « objectifs héroïques », mais des micro-rituels. Par exemple, je note 3 petites victoires chaque soir . Ça peut sembler futile, mais ça crée une spirale positive. Même Oliver, quand on s’est retrouvés à l’été dernier, a dit que je rayonnais — « Tu ressembles à un sapin après la pluie : lourd, mais fort. »
Conclusion : Allume une Bougie, Pas un Feu
Je te dis ça, je le dis comme ça : la motivation souterraine, c’est un truc qu’on doit allumer soi-même. Pas en lisant des manuels, pas en suivant les réseaux sociaux, mais en agissant, même un peu. Alors, aujourd’hui, je te propose un défi : choisis une chose petite, une chose que tu peux faire avec quelqu’un que tu aimes. Peut-être un projet de jardinage, une marche silencieuse, ou juste un café avec quelqu’un qui a déjà réussi. Ensuite, écris ce que ça t’a apporté.
Parce que si tu n’agis pas, la cendre restera cendre. Mais si tu tentes une chose, même minuscule, tu verras peut-être le feu renaître.
Si tu veux en savoir plus sur les liens entre la paternité et la résilience, je t’invite à lire [Entre le divorce et les rires: Comment le p’tit monde de la paternité devient une école de résilience].
— Alexandre Varen, coach de vie – Point Héro


